Qu’est-ce qu’ils en pensent les autres ? (1 mois tout rond !)

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Et bien les autres, c’est une grande affaire, chacun y va de son jus, on peut toutefois scinder quelques grandes catégories :

- Les admiratifs, ce sont ceux qui fument et qui culpabilisent de ne pas encore avoir pris une telle décision, celle-là même qui leur apparaît comme tellement insurmontable. Ceux qui, martelés depuis tant d’années par les lobbies anti-tabac, commencent à prendre peur à l’idée de se retrouver les derniers intoxiqués. Fumer n’étant plus du tout dans le coup aujourd’hui, sans compter qu’il sera bientôt interdit de fumer dans les bars, restaurants ou boites de nuit… De quoi stigmatiser encore un peu plus le fossé qui séparent les fumeurs de ceux qui les montrent du doigt.

- Les incrédules, ce sont ceux qui se rassurent en se disant que l’on ne sait pas à quoi s’attendre en arrêtant. Ils pensent dur comme fer que les échecs qu’ils ont traversés ou la difficulté qu’ils ont éprouvée à arrêter constitue un passage obligé. Pour eux, je me leurre, je ne sais pas de quoi je parle et je devrais montrer un peu plus d’humilité lorsque je parle d’un arrêt “serein”. Pour ma part, je comprends que cela puisse paraître injuste. Mais comme je l’ai déjà évoqué, ici je détruit une excuse toute faite du fumeur qui justifie (ou justifiait) son addiction, ses humeurs, le besoin d’être épaulé et encouragé, son désir d’exister… Et ça, c’est plus ennuyeux…

- Les coach, ce sont ceux qui partagent notre vie quotidienne et qui n’ont pas le temps d’oublier notre quête parce que nous passons notre temps à le leur rappeler. Au travers d’eux, nous avons trouvé nos thérapeutes exclusifs. Ils ont tendance à confondre les objectifs parce qu’ils connaissent mal ce que nous vivons, mais ils tiennent une place importante dans le maintien de la motivation. Ce sont eux que j’entends dire bien souvent “Bon courage”. Moi je leur répète que le courage il ne m’en a fallu que pour prendre la décision d’arrêter, maintenant, j’ai juste besoin de resté motivé.

- Les timides, ce sont ceux pour qui je ne sais pas s’ils s’en foutent ou s’ils n’osent pas en parler pour ne pas réveiller l’obsession qu’ils imaginent que je vis avec le tabac. Ils ne savent pas ou ne voient pas que je côtoie le tabac tous les jours, dans la rue, dans les films, dans les bars, au travail… Mais que ces moments n’éveillent pas chez moi le désir de fumer (je suis habitué à ces situations depuis le premier jour). Le plus dur en ce qui me concerne, c’est l’ennui, car pour moi l’ennui s’apparente au vide.

- Les convaincus, ce sont ceux qui savent qu’il faut faire comme moi, mais qui aiment trop la cigarette (en fait comprenez par là les “cons” “vaincus” <- C’est une boutade). Il leur arrive de ne plus se souvenir que j’ai arrêté (ils préfèrent oublier sans doute) et ont une fâcheuse tendance à me cracher la fumée à la figure… Sont-ils comme cela avec tous les non-fumeurs ou se rappellent-ils que je fus jadis de ces fumeurs invétéré ?

- Les verts, ce sont ceux qui sont déjà dans une démarche d’arrêt (consciente ou pas), ils ne sont pas encore mûrs mais ils sont déjà sur la bonne voie, le moment viendra pour eux quand ils seront prêts. Ce sont probablement les plus compréhensifs de tous, parce que leur démarche leur a fait prendre conscience qu’ils allaient devoir affronter leurs démons eux aussi et qu’ils sont dans le même train. Ils se sentent coupables chaque fois qu’ils remarquent qu’ils fument sous mon nez. Ils ont donc un grand respect pour la décision qu’ils envisagent de prendre.

- Les intolérants, eux ils râlent tout le temps contre la cigarette et ont tendance à prendre un malin plaisir à voir les fumeurs arrêter et se retrouver à leur place, eux qui doivent supporter cela en permanence. Assez curieusement, cette population est essentiellement composé d’ex-fumeurs, peut-être parce que chaque émanation de tabac leur rappelle le calvaire qu’ils ont dû subir pour arrêter ? Les non fumeurs concernés, pour leur part focalisent sur le tabagisme, en connaissent parfaitement les méfaits et savent par dessus tout qu’au delà de l’odeur qu’ils n’apprécient pas (c’est leur droit) ils prennent des risques à respirer la fumée des autres (ils ont raison). Mais ce n’est peut-être pas une solution que de culpabiliser d’avantage les fumeurs…

- Les naïfs, ce sont ceux qui affirment depuis toujours qu’ils n’ont pas de dépendance vis à vis du tabac, d’ailleurs ils fument peu et parfois s’abstiennent plusieurs jours. Ce sont aussi ceux qui ont le moins de chances de parvenir à l’arrêt définitif de la cigarette. Bien sûr, ils prennent moins de risque pour leur santé que les gros fumeurs, mais ils ne sont pas à l’abris des problèmes, ni d’une augmentation progressive de leur consommation. Ils sous-estiment de surcroît totalement l’accoutumance qu’ils subissent et confondent le plaisir de fumer et le soulagement de la fin de l’abstinence.

- Les interrogatifs, ce sont tous ceux qui, sachant qu’ils devront probablement faire de même un jour ou qui ont pris la décision d’arrêter, se posent tout un tas de question quant au sevrage.
- Tu n’as jamais envie de fumer une taffe ?
- Impossible, réponds-je, je suis non fumeur, cela n’a aucun sens ! (1)
- Tu y es parvenu jusqu’à présent, mais vas-tu tenir ?
- Je ne “tiens” pas, je vis cela très bien et puis qui peut le moins, peut encore moins (1)
- Et pour arrêter, tu prends des patchs ?
- Euh… Non, et toi tu préfères être poursuivi toute ta vie par un canard ou avoir des jambes de 15 mètres en mousse ? (2) Remplacer la nicotine par la nicotine revient à se poser ce genre de questions
- Et c’est pas dur de ne pas fumer ?
- Non, j’ai plutôt la flemme de fumer à présent (1)

J’en oublie, je compléterai ultérieurement cette liste.

(1) Ces réponses ont été volées au hasard des forums que j’ai parcouru, que les auteurs ne m’en tiennent pas rigueur
(2) Cette question est posée par Pierre Palmade dans l’un de ses spectacles

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1. J’ai arrêté de fumer !
2. Les circonstances… (20ème jour)
3. L’arrêt (21ème jour)
4. Petit interlude avant de continuer…
5. Revenons à nos moutons ! (25ème jour)
6. Etude Sofres sur les ex-fumeurs (26ème jour)
7. “[…] l’arrêt total fût une délivrance…” (27ème jour)
8. Mais d’abord, pourquoi fume-t-on ?
9. Petite récréation (28ème jour)
10. “Tiens le coup, sois fort !”
11. Les symptômes du sevrage (29ème jour)
12. Et le manque dans tout cela ? (30ème jour)
13. On en apprend tous les jours !
14. Qu’est-ce qu’ils en pensent les autres ? (1 mois tout rond !)
15. Voulez-vous arrêter avec moi ? Ce soir…
16. Quand faut-il arrêter ? (35ème jour)
17. Le ridicule ne tue pas (lui)
18. 6 semaines sans tabac : Le bilan
19. 4 mois - J’ai viendu, j’ai vu, j’ai vaincu… La cigarette !
20. Un paquet de temps plus tard
21. La clope, c’est plus la mode

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2 commentaires pour “Qu’est-ce qu’ils en pensent les autres ? (1 mois tout rond !)”

  1. George Abitbol Says:

    Tiens, un petit article interessant concernant le tabac. C’est court et plutot rigolo :-p

    www.agoravox.fr/article.p…

  2. KoOziA Says:

    En effet, c’est intéressant, je tâcherai de m’en souvenir pour l’anecdote ! :-D

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